Le souvenir est périssable et se déforme ou disparaît sans qu'on y ait prêté attention. Il se répare et revient et nous aimerions le garder dans cet intact mensonge, il s'en ira pour laisser de la place à d'autres ou à des oublis. Maladifs, volontaires, les oublis aussi sont périssables et se déforment dans des mots qu'on trouve ou des gestes que le corps a retenus. Triste ou bonne, cette comédie est juste à côté de la vie de chacun, profondément à côté, à l'intérieur des ombres qu'on promène.
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