Le cheval
Mon cheval.
Un royaume pour mon cheval. Et de l'avoine et qu'on sache l'étendre à ses fers.
Qu'il dorme. Dors, mon cheval. Et debout, assis, comme tu voudras. Je te réveillerai,
je te chausserai et nous irons loin, nous viserons l'Est et son soleil, nous
irons traverser les fleuves et les paysages. Plus vite, encore plus vite !
Croupe en tête et menton au vent et je serai debout contre toi et nous nous
envolerons comme un tapis d'Orient et chasserons les nuages noirs et je serai
ton maître et ton devoir et tu seras le guide de notre promenade. Nous aurons
soif de la même eau, nous brillerons d'une même rosée, nous vivrons d'une même
renommée.

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