Le diable est dans sa vérité quand il se défend des attaques. Comme tout animal, il n'est pas méchant, il peut être dangereux quand il se protège ou quand on entre dans son territoire pour l'en extraire et pour transformer ce lieu en idée de paradis. Il ne sait pas fuir ni survivre dans ce qui serait un paradis qu'il devine artificiel. Par dépit, il mange les âmes de ses ennemis et ce n'est guère à son goût.
Pierre Rochigneux
mercredi 13 mai 2026
Détails en tailles - 02 (d'après une œuvre de Clarisse Leardi)
mardi 12 mai 2026
Détails en tailles - 01 (d'après une œuvre de Clarisse Leardi)
L’imprudent bulot doit faire vite, rentrerait chez lui si le bec du cormoran n’a pas bien visé, l’épaisseur de l’eau est trompeuse. L’oiseau dira “c’est juste pour causer un peu” et la coquille résonne d’un “je t’écoute” mensonger. Tandis qu’à côté ça plonge ou ça remonte, ça se faufile dans les courants et ça va chercher la grotte ou la lumière. L’eau habitée a un drôle d’air.
dimanche 10 mai 2026
Splitscreen - 31 - L'étrangleur de Boston - Richard Fleisher (et fin de la série)
À l'instant de la mort de certaines personnes, leur vie défile dans leur esprit. Ce doit être insupportable et fatigant, personne ne s'en relève. Ceux qui en réchappent (mais ont-ils triché ?) évoquent un tunnel, une lumière au bout. Ils n'évoquent pas leur vie qui défilait, montrant tout, le caché comme ce qu'on aime retrouver. Les souvenirs dans l'ordre de vécu, peut-être ce qu'on n'a pas vu et qui est autour de soi. Rien ne dit que ce soit sonore.
Splitscreen - 30 - Hôtel Woodstock - Ang Lee
Des évolutions, des époques font qu'on parle d'amour différemment. Ce peut être une nécessité économique ou sociale, on peut l'envisager comme un plaisir, comme une entente cordiale. Les genres font leur apparition, pas dans les faits, ils étaient là, mais dans les récits, dans les nouvelles lois, dans les revendications et les interdits. Des groupes, des partis dictent les façons d'en parler, voir de se taire quand on voudrait parler d'amour. Quand un miroir devient kaléidoscope, nous craignons de nous en approcher.
vendredi 8 mai 2026
Splitscreen - 29 - Présentateur vedette : La légende de Ron Burgundy - Adam McKay
La famille passe par des naissances et des morts. Entre ça, les obligations sont des devoirs et les nécessités des obligations. Il n'est d'inconstant que de vieillir, doucement ou par étapes. Nous aurons des regrets, de l'inachevé, des erreurs enthousiastes, des éloignements complices, aurons fait notre vie dans celle des autres. L'espèce est ainsi qui demande un socle, comme les champignons et les étoiles filantes.
jeudi 7 mai 2026
Splitscreen - 28 - Les lois de l'attraction - Roger Avary
Le rêve et la réalité, c'est le jour et la nuit. Si au réveil on se rappelle quelques bribes du rêve, on les oublie vite puisque rien ne les mesure, rien ne sait les relier à ce jour qui vient, qui se charge de réalité qui complète la masse de souvenirs et d'émotions qui alimenteront peut-être le rêve à venir de la nuit qui vient aussi. Ainsi éloignons-nous des rêves incompréhensibles, allons en chercher d'autres qui le seront tout autant. La réalité se fait de mensonges, le rêve la nettoie.
mercredi 6 mai 2026
Splitscreen - 27 - Quand Harry rencontre Sally - Rob Reiner
On peut joindre les deux bouts. Suffit de ne pas être bien exigeant et d'être soigneux, compréhensif aussi. Les débuts de nuit et les fins de mois ne durent pas, viennent des rêves et les années s'annoncent, tout va un peu plus vite, on peut oublier de se poser, oublier d'oublier, on peut tout vouloir et tirer la couverture à soi. Voir ensuite qu'on a deux vestes et qu'on pense à deux idées qui voudront se rejoindre. Ça casse aussi, un fil tendu fait alors quatre bouts.
