Mon écriture a trois petites têtes, la première prétend faire des histoires, le deuxième prend des images et les complète de mots, la troisième se juxtapose à des artistes. Les trois têtes n'ont pas de dents et portent un bonnet de laine en cette période.

jeudi 17 septembre 2026

Pâques - 20 (et fin de la série)

Après quelques instants, les modes sont toujours d'une autre époque. Corps et meubles ont cette incessante envie de changement. Pour plaire, pour se plaire, pour être davantage qu'utiles. Qui porte encore le chignon ? Qui pourtant a fait le tour du monde avec une actrice. Le rouge à lèvres en voit de toutes les couleurs et les guirlandes sont à LED. On a les souvenirs d'un formica ou de vrai bois, de machines incassables et des sons des moteurs, de plomb qui se croyait or.





mercredi 16 septembre 2026

Pâques - 19

Je fais des histoires du bout des doigts et j'entends les offrir dans une sourde ambition, elles seraient de belles histoires. Je les tends à autrui pour la naissance d'une lecture ; sans lecture, histoire morte. Aussi, petit à petit des histoires de toutes dimensions, du ciel au ciel ou de la terre aux étoiles avec les monstres de pacotille et les amours plurielles au féminin.  Iront loin ?




mardi 15 septembre 2026

Pâques - 18

Du landau aux enfers il y a plusieurs portes. Dante les a calculées, presque dessinées. La tendresse a sa place et le pouvoir veut son poids. Les souvenirs vont dans le rêve et la mémoire est bâtie sur les ruines. On aime comme on guerroie et passent les saisons, les guerres se sont annoncées, les guerres sont là, presque ici. Pourvu qu'ils tiennent.

Qui ?




Pâques - 17

Vos cheveux vous dépassent et s'échappent, sont aux vents, vont aux modes, prennent les musiques. Plus loin de vous aspirent aux conquêtes. Chaque cheveu est une idée, deviendra blanc et l'idée veut bien se perdre au profit des nouvelles. Se dressent à la peur ? Oui, pour faire croire qu'on est volumineux et l'ennemi prend peur, fuit.


dimanche 13 septembre 2026

Pâques - 16

Entre les deux mon cœur balance et s'entrechoque aux douceurs, se brise à tout essai de volonté. Je m'en balance, je veux les nuages mouvants et les herbes folles, je veux des nœuds aux ruisseaux qui se marrent et qu'on m'invite aux ivres voyages. Plus tard je m'immobiliserai, je veux le mouvement des désordres, je veux la danse des fragiles rencontres.




Pâques - 15

Une imitation vaut pour camouflage. Rendre invisible, diraient mille animaux. Ce qui est trop vu ? Trop désiré ? Chassé ? Mimétisme exigé par un pouvoir qui veut ne montrer que lui. Le pouvoir est là sans se montrer. L'opposition  se doit de se cacher pour se montrer. Et prendre soudain l'image et porter toutes ses couleurs, tous ses dessins dans la lumière des rues et des consciences. Franchise et liberté, vérité osée. Le pouvoir sait que le mensonge est plus malin.



samedi 12 septembre 2026

Pâques - 14

Les rêves brisés reposent sur la réalité. Nous les avons bâtis dans un inconscient volontaire avec son lot de puissance et de célébrité. Nous apprenions gamins à devenir célèbres ou riches, par le chant, par un sport ou par la pellicule. Nos modèles s'agitaient dans les radios et télévisions, aujourd'hui sur leur site électronique où les e.rêves se brisent. Il arrive que des rêves brisés découvrent un beau jour. Le printemps se juxtaposant à l'hiver.