Oui. Les drapeaux. J'ai du mal. En manif, je veux bien chanter, je fais semblant pour les slogans. Porter un drapeau, non. Je me dis que le vent m'arracherait les bras et que la couleur avec cette pluie, forcément, il pleut, avec cette pluie ça va dégouliner des intentions de la révolution pour finir au bas du trottoir. Dans la boue, au final. On me dit affirme-toi, dis ce que tu es. J'ai en fond de placard un blouson noir, en haut de perroquet un bonnet de marin, en bas de lit des charentaises. Un drapeau. Blanc ? Je n'ai pas de paix. Noir ? Je n'ai pas de nuit. Rouge ? Je garde mon sang dans moi, tension haute, ma joie dans un air de rien.
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