Il est des vœux qui nous mettent la tête à l'envers. Pas les vœux de richesse ou de gloire, ceux-ci sont en symbiose avec le travail. Ce sont les vœux abstraits qui nous retournent, ceux des sentiments inconnus, ceux d'un avenir dont on sait pourtant qu'il s'éloigne quand on s'en approche, ceux qu'on accroche à une étoile filante en oubliant de bien finir sa phrase, c'est si rapide, ceux qu'on nous donne et que nous rangeons comme des objets connus, ceux qui doivent nous transporter quand nous restons sur place. Les vœux de laisser une trace, une graine, des racines. Ces vœux sont des prisons et des caresses.
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