La vie ne tient qu'à un fil. Ce fil, nous le savons de soie, souple et fragile, éphémère. Nous le voulons d'acier et qu'il soit fin et fort, brillant aussi. La rouille est précoce parfois et la fusion inattendue, la pince coupante en embuscade. Le fil est une attache, on s'en sert de lasso, le fil est une laisse, on s'en sert de fouet. Le fil est une connexion, on va à la pêche. Le fil est invisible, on en fait des frontières. La vie ne tient qu'à un mot, au début un cri, un grognement. Nous mettons à ce mot tant de lettres qu'il va perdre son sens. Faut-il rester au cri ? La vie ne tient qu'à ces dieux qui se battent, qui se perdent, qu'on invente ou qui attendent, qui jouent. La vie est un jeu, nous gagnons et perdons.
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