Nous prenons soin de notre ombre et quand vient midi, nous nous rassurons ensemble en sachant bien qu'elle ira dans une autre direction. Nous acceptons qu'elle diminue puisqu'elle augmentera. La nuit, nous nous appuyons sur elle, dure ou molle suivant la matière sur laquelle elle s'est déposée. Des ombres se superposent sans lutter, se faire mal, par mimétisme e sans vouloir en rajouter. Nous devrions apprendre de nos ombres. Elles sont muettes.
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