Nous laissons des traces de notre passage qui osent dessiner un itinéraire prétentieux. Cette carte du tendre est de papier si fin que le souffle d'une autre respiration ne s'y arrête pas, que le regard d'autres yeux n'y sait rien lire. Des traces. Des animaux en font et mémorisent les lieux de repos ou de nourriture, en gardent la mémoire pour les générations suivantes et les rivières sont griffées par les saumons, les nuages sont peints par les cigognes, les écorces sont sculptées par les fourmis. Nous avons l'écriture mais ça fait des histoires.

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