C'était trop facile, tous les jours de partir, au soir d'hésiter puis d'aller plus loin, nous égarant davantage au gré des rencontres et des chemins de traverse. Nous ne construisions pas les routes ni les ponts ni les tunnels. Surtout pas les tunnels ni même les places puisque le vide est plus compliqué à bâtir. Nos conquêtes étaient déjà là, nous attendant. Nos arrêts étaient partout identifiés. Nous complotions dans nos voyages d'affaires et le monde nous appartenait. Il s'est renversé et nous, cul par dessus tête, nous ne nous distinguons pas des autres paumés. Nous devons à présent casser des cailloux pour les routes de demain que nous n'emprunterons pas.
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