Les tickets de voyage étaient de carton, rectangulaires et tenant dans la petite poche de la chemise. Nous les gardions du départ à l'arrivée, du dehors à l'autre dehors. Alors, nous les jetions. Certains devenaient des arbres qui longent encore nos trottoirs pour aller à la station avec un peu d'ombre. Des aventuriers en faisaient collection, preuves des grands écarts. Les tickets sont devenus lumières et codes et nous en avons par-dessus la tête sans le savoir, ils nous surveillent. Tentons d'en attraper un ? C'est viser une étoile filante qui gentille accepterait un vœu.
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