Nous savons ce que nous deviendrons et la prétention nous étouffe. À la fin du voyage, nous serons sans bruit, nous serons immobiles, nous serons ce qui a contemplé, ce qui fut admiré, ce qui a tout retenu et qui agite déjà l'ennui et l'oubli. Rassurant, en somme, si ce n'est une hésitante vanité qui aime tout changer, qui fabrique des virages, des angles, des coins pour se perdre et le vide pour que nous ne puissions pas nous cacher.
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